Chapitre 9

Sourate Al-A‘raf (La Lisière) (verset 88) à Sourate Al-Anfal (Les Prises de guerre ou Captures) (verset 40)

7. Al-A‘raf (La Lisière)

7.88

Les notables de son peuple qui s’étaient enflés d’orgueil dirent : « Nous t’expulserons de notre cité, ô Jethro, toi et ceux qui se sont confiés avec toi. Ou alors vous revenez à notre culte. » Il dit : « Même si cela nous répugnait ?

7.89

Si nous revenions à votre culte nous aurions assurément forgé un mensonge à l’égard de Dieu, après qu’il nous en a sauvés. Et nous ne serions enclins à y revenir que si Dieu notre Seigneur le voulait. Notre Seigneur embrasse de sa science toute chose. À Dieu nous nous en remettons. Seigneur ! Démêle entre nous et notre peuple en toute vérité, car tu es le meilleur des dénoueurs ! »

7.90

Les notables de son peuple qui avaient renié dirent : « Si vous suivez Jethro, vous serez alors perdants. »

7.91

Un tremblement de terre les terrassa alors, et les voilà figés au petit matin dans leurs demeures !

7.92

Ceux qui désavouèrent Jethro furent comme s’ils n’avaient jamais vécu là. Ceux qui désavouèrent Jethro furent eux les perdants.

7.93

Sur ce, il se détourna d’eux et dit : « Ô mon peuple ! Je vous ai assurément transmis le message de mon Seigneur et je vous ai conseillé. Comment pourrais-je pleurer un peuple de négateurs ? »

7.94

Et nous n’avons envoyé de prophète dans aucune cité sans que nous ne frappions ses habitants par l’adversité et la détresse afin qu’ils soient déférents.

7.95

Puis nous avons échangé leurs mauvaises conditions par de meilleures jusqu’à ce qu’ils soient saufs. Ils disaient : « Nos pères ont également connu le malheur et le bonheur. » Aussi, nous les saisîmes soudainement sans qu’ils s’en doutent.

7.96

Si les habitants des cités s’étaient confiés et avaient été pieux, nous aurions répandu sur eux les bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont crié au mensonge. Nous les avons donc punis pour ce qu’ils amassaient.

7.97

Les habitants des cités se croyaient-ils à l’abri de notre rigueur la nuit, tandis qu’ils dormaient ?

7.98

Ou les habitants des cités se croyaient-ils à l’abri de notre rigueur en plein jour, tandis qu’ils s’amusaient ?

7.99

Pensaient-ils échapper au plan de Dieu ? Seuls les perdants croient pouvoir échapper au plan de Dieu.

7.100

N’est-il pas évident pour ceux qui héritent de la terre après ses habitants, que si nous le voulions, nous les punirions pour leurs péchés et nous scellerions leurs cœurs, de façon à ce qu’ils n’entendent plus rien ?

7.101

Voilà les cités dont nous te contons certaines de leurs histoires. Leurs messagers leur sont parvenus avec des preuves indéniables. Cependant, ils ne pouvaient pas donner foi en ce qu’ils avaient désavoué par le passé. C’est ainsi que Dieu scelle les cœurs des négateurs.

7.102

Et nous n’avons trouvé chez la plupart d’entre eux aucun respect des pactes. Mais nous avons trouvé la plupart d’entre eux profondément pervers.

7.103

Par la suite, nous avons envoyé Moïse avec nos signes auprès de Pharaon et de sa cour. Ils se montrèrent toutefois injustes envers eux. Regarde donc comment finissent les corrupteurs.

7.104

Moïse dit : « Ô Pharaon ! Je suis un messager du Seigneur des mondes.

7.105

Assurément, mon seul devoir est de ne dire au sujet de Dieu que la vérité. Je suis venu à vous avec une preuve irréfutable de votre Seigneur. Laisse donc partir avec moi les fils d’Israël. »

7.106

Il dit : « Si tu es venu avec un signe, montre-le si tu es du nombre des véridiques ! »

7.107

Il jeta alors son bâton et le voilà serpent démesuré.

7.108

Et il sortit sa main et la voilà éclatante aux yeux des spectateurs.

7.109

Les notables du peuple de Pharaon dirent : « Voilà un maître sorcier !

7.110

Il veut vous chasser de votre pays. Alors, que décidez-vous ? »

7.111

Ils dirent : « Renvoie-le ainsi que son frère et envoie dans les villes des collecteurs.

7.112

Qu’ils fassent venir tous les maîtres sorciers. »

7.113

Et les sorciers vinrent à Pharaon en disant : « Aurons-nous droit à un prix si nous l’emportons ? »

7.114

Il dit : « Oui. Et vous serez parmi ma garde rapprochée. »

7.115

Ils dirent : « Ô Moïse ! Soit tu jettes ton sort, soit nous jetons le nôtre. »

7.116

Il dit : « Jetez donc. » Dès qu’ils jetèrent, ils ensorcelèrent les yeux de la foule et l’épouvantèrent. Ce fut là puissante magie.

7.117

Nous inspirâmes alors à Moïse de jeter son bâton. Et voilà qu’il engloutissait ce qu’ils avaient forgé.

7.118

Ainsi, la réalité l’emporta et leurs agissements furent démasqués.

7.119

Ainsi, ils furent battus et s’en retrouvèrent rabaissés.

7.120

Les sorciers se jetèrent face contre terre.

7.121

En disant : « Nous avons foi dans le Souverain des mondes.

7.122

Le Seigneur de Moïse et d’Aaron. »

7.123

Pharaon dit : « Vous êtes-vous confiés en lui sans ma permission ? C’est bien un plan que vous avez échafaudé en ville pour en chasser ses habitants. Bientôt vous saurez !

7.124

Je vous ferai couper les mains et les pieds de part et d’autre, puis je vous crucifierai tous. »

7.125

Ils dirent : « Nous retournerons donc à notre Seigneur.

7.126

Tu ne te venges de nous que parce que nous avons donné foi dans les signes de notre Seigneur, lorsqu’ils nous sont parvenus. Seigneur ! Répands sur nous la patience et reprends nos âmes en état de soumission ! »

7.127

Les notables du peuple de Pharaon dirent alors : « Épargneras-tu Moïse et son peuple pour qu’ils corrompent la terre et qu’ils te délaissent toi et tes dieux ? » Il dit : « Nous tuerons leurs fils et nous laisserons vivre leurs femmes. Et nous les écraserons sous notre domination. »

7.128

Moïse dit à son peuple : « Implorez le secours de Dieu et tenez bon, car la terre appartient à Dieu et il la donne en héritage à qui il veut d’entre ses serviteurs. L’avenir sourit aux pieux. »

7.129

Ils dirent : « Nous avons souffert avant ton arrivée et depuis que tu es venu. » Il dit : « Puisse votre Seigneur détruire votre ennemi et vous établir comme successeurs sur la terre. Il verra alors comment vous agissez. »

7.130

Nous avons frappé la maison de Pharaon par des années de disette et par une pénurie de fruits afin qu’ils se souviennent.

7.131

Aussi, lorsque leurs conditions s’amélioraient, ils disaient : « C’est notre dû. » Mais si leurs conditions se dégradaient, ils accablaient Moïse et ceux qui étaient avec lui. Leur sort n’est-il pas entre les mains de Dieu seul ? Cependant, la plupart d’entre eux ne savent pas.

7.132

Et ils disaient : « Quel que soit le signe que tu nous apporteras, tu ne nous ensorcelleras pas. Nous ne sommes assurément pas de tes affidés. »

7.133

Nous déchaînâmes donc sur eux le déluge, les sauterelles, la vermine, les grenouilles et le sang, en signes distincts. Mais ils s’enflèrent d’orgueil et demeurèrent un peuple de criminels.

7.134

Dès que la calamité s’abattait sur eux, ils disaient : « Ô Moïse ! Prie ton Seigneur pour nous en vertu de la promesse qu’il t’a faite : si tu nous débarrasses de ce fléau, nous aurons foi en toi et nous laisserons partir les fils d’Israël avec toi. »

7.135

Mais dès que nous écartions d’eux la calamité pour leur laisser un délai dont ils jouissaient, ils rompaient leur pacte.

7.136

Aussi, nous nous sommes vengés d’eux en les noyant dans les flots, car ils désavouaient nos signes et n’y prêtaient aucune attention.

7.137

Et nous avons donné en héritage au peuple de ceux qui étaient opprimés, les confins orientaux et occidentaux de la terre que nous avons bénie. La magnifique promesse de ton Seigneur s’accomplit sur les fils d’Israël qui s’étaient armés de patience. Nous avons détruit ce que Pharaon et son peuple tramaient et ce qu’ils élevaient.

7.138

En outre, nous avons fait traverser la mer au fils d’Israël. Ils passèrent alors auprès d’un peuple attachés à ses idoles. Ils dirent : « Ô Moïse ! Fais-nous un dieu comme les leurs. » Il dit : « Vous êtes vraiment un peuple de gens obtus. »

7.139

Ces gens sont dans un état de déchéance avancée et leurs actes ne valent absolument rien.

7.140

Il dit : « Souhaiterais-je pour vous un autre dieu que Dieu alors qu’il vous a favorisé sur le reste du monde ? »

7.141

Lorsque nous vous avons sauvés de la famille de Pharaon qui vous imposaient un horrible châtiment : ils tuaient vos fils et épargnaient vos femmes. C’était là une terrible épreuve de la part de votre Seigneur.

7.142

De plus, nous avons fixé à Moïse trente nuits que nous avons complété par dix. Ainsi l’audience de son Seigneur atteignit quarante nuits. Moïse dit à son frère Aaron : « Remplace-moi auprès de mon peuple et agis convenablement. Et ne suis pas le sentier des corrupteurs. »

7.143

Une fois que Moïse fut venu à notre rendez-vous et que son Seigneur lui parla, il dit : « Seigneur ! Fais-moi voir que je te contemple. » Il dit : « Tu ne peux pas me voir mais regarde donc la montagne. Si elle reste stable à sa place, alors tu me verras. » Mais dès que son Seigneur se manifesta à la montagne, il la pulvérisa et Moïse tomba foudroyé. Une fois qu’il reprit ses esprits, il dit : « Gloire à toi ! Je me repens auprès de toi et je suis le premier de tes fidèles. »

7.144

Il dit : « Ô Moïse ! Je t’ai purifié par mon choix sur tous les Hommes en te confiant mes messages et en te parlant. Prends donc ce que je t’ai donné et sois-en reconnaissant. »

7.145

Et nous inscrivîmes pour lui sur les tablettes une exhortation concernant toute chose et un exposé détaillé de toute chose. « Prends-les fermement et ordonne à ton peuple d’en adopter le meilleur. Bientôt, je vous montrerai la demeure des pervers.

7.146

Je détournerai de mes signes ceux qui s’enflent d’orgueil sans droit sur la terre. Même en voyant chaque signe, ils ne s’y confieront pas. Et s’ils voyaient le sillon de raison, ils ne l’emprunteraient pas. Par contre, en voyant le chemin de divagation, ils s’y précipiteront. Tout cela car ils ont désavoué nos signes et qu’ils ne leur accordaient aucune attention. »

7.147

Ceux qui ont désavoué nos signes et la rencontre de l’au-delà, leurs actes sont vains. Auront-ils un autre mérite que leurs œuvres ?

7.148

En outre, le peuple de Moïse adopta en son absence un veau massif fait de bijoux, qui meuglait. Ne voyaient-ils donc pas qu’il ne leur parlait pas et qu’il ne les guidait sur aucun chemin ? Ils le choisirent en toute injustice.

7.149

Néanmoins, une fois qu’il tomba entre leurs mains et qu’ils virent qu’ils s’étaient égarés, ils dirent : « Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et qu’il ne nous pardonne pas, nous serons certainement du nombre des perdants ! »

7.150

Or, dès que Moïse revint auprès de son peuple, furieux et amer, il dit : « Par quel désastre avez-vous comblé mon absence ! Avez-vous cherché à hâter la volonté de votre Seigneur ? » Il jeta alors les tables et prit la tête de son frère en la tirant vers lui. Il dit : « Ô fils de ma mère ! Le peuple m’a réduit à l’impuissance et a bien failli me tuer. Ne donne donc pas aux ennemis matière à se réjouir, et ne me traite pas comme si je faisais partie du peuple des injustes. »

7.151

Il dit : « Seigneur ! Pardonne-moi ainsi qu’à mon frère et accueille-nous dans ta miséricorde, car tu es le plus miséricordieux des miséricordieux ! »

7.152

Ceux qui ont choisi le veau, une colère de leur Seigneur les atteindra ainsi qu’un avilissement dans la vie d’ici-bas. C’est ainsi que nous récompensons les affabulateurs.

7.153

Quant à ceux qui ont commis de mauvaises actions, mais qui s’en sont repentis par la suite et se sont confiés, ton Seigneur est après cela Plein de pardon et Très Miséricordieux.

7.154

Une fois que la colère de Moïse se fut tue, il prit les tables. Il y a dans leurs copies une direction et une miséricorde à l’intention de ceux qui révèrent leur Seigneur.

7.155

Puis Moïse choisit de son peuple soixante-dix hommes pour répondre à notre audience. Une fois que le tremblement de terre les frappa, il dit : « Seigneur ! Si tu l’avais voulu, tu les aurais anéantis bien avant, ainsi que ma personne. Nous anéantiras-tu pour la façon dont ont agi les sots parmi nous ? Ce n’est là qu’une épreuve de ta part. Par elle, tu égares qui tu veux et tu guides qui tu veux. Tu es toi, notre protecteur. Pardonne-nous donc et fais-nous miséricorde, car tu es le meilleur de ceux qui pardonnent ! »

7.156

Inscris-nous un bien dans cette vie et dans l’autre. Nous voilà revenus vers toi. » Il dit : « Mon châtiment, je l’infligerai à qui je veux. Quant à ma grâce, elle embrasse toute chose. Je la réserverai à ceux qui sont pieux et qui acquittent la Contribution, et à ceux qui ont foi en nos signes. »

7.157

Ceux qui suivent le Messager, le Prophète de la mère des cités qu’ils trouvent décrit chez eux, dans la Torah et l’Évangile. Il leur ordonne le convenable et leur défend le blâmable. En outre, il leur permet les bonnes choses et leur interdit les mauvaises. Il les délivre également du fardeau et des chaînes qui les entravaient. Ceux qui ont foi en lui, le soutiennent, lui porte secours et suivent la lumière qui est descendue à ses côtés, ceux-là sont les bienheureux !

7.158

Dis : « Ô vous les Hommes ! Je suis le messager de Dieu auprès de vous tous. Lui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Nul autre dieu que lui. Il donne la vie et la retire. Confiez-vous donc en Dieu et en son Messager : le Prophète de la mère des cités qui s’est confié en Dieu et en sa parole. Suivez-le donc. Peut-être serez-vous bien guidés. »

7.159

Parmi le peuple de Moïse, il est une communauté qui guide avec droiture et par là juge avec justice.

7.160

Nous les avons découpées en douze tribus dirigeantes. Nous inspirâmes Moïse lorsque son peuple lui demanda de l’eau : « Frappe donc de ton bâton le rocher. » Alors, de là jaillirent douze sources. Et tous les camps surent où s’abreuver. Nous les couvrîmes de l’ombre des nuages et nous fîmes descendre sur eux la manne et les cailles. « Mangez des bonnes choses dont nous vous avons comblés. » Ce n’est pas à nous qu’ils faisaient du tort, mais c’est à eux-mêmes qu’ils se faisaient du tort.

7.161

Et quand il leur fut dit : « Habitez cette cité et mangez-en d’où il vous plaira. Dites : “Allège-nous”, et entrez par la porte en vous prosternant, vos fautes seront pardonnées. Nous donnerons bien plus encore aux gens estimables. »

7.162

Toutefois, ceux qui avaient été injustes parmi eux substituèrent d’autres paroles à celles qui leur avaient été dites. Alors nous avons déchaîné sur eux un fléau du ciel pour les injustices qu’ils commettaient.

7.163

Interroge-les sur la cité qui bordait la mer lorsqu’ils transgressaient le Sabbat. Lorsque les poissons faisaient surface le jour de leur Sabbat, et qu’ils ne réapparaissaient pas en dehors du Sabbat. C’est ainsi que nous les éprouvions pour leur perversité.

7.164

Et lorsqu’une communauté d’entre eux disait : « Pourquoi exhortez-vous un peuple que Dieu va détruire ou va frapper d’un châtiment sévère ? » Ils dirent : « Une excuse auprès de votre Seigneur. Peut-être feront-ils preuve de piété ! »

7.165

Toutefois, dès qu’ils eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, nous sauvâmes ceux qui défendaient le mal et nous frappâmes d’un châtiment terrible, à cause de leur perversité, ceux qui avaient été injustes.

7.166

De même, dès qu’ils s’obstinèrent dans ce qui leur avait été défendu, nous leur dîmes : « Soyez singes méprisables ! »

7.167

Et lorsque ton Seigneur proclama : « Je lancerai sur eux des gens qui leur feront subir un effroyable châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. » Ton Seigneur est prompt à punir. Cependant, il est également Plein de pardon et Très Miséricordieux.

7.168

Nous les avons répartis sur la terre en nations. Parmi eux se trouvent des gens de bien. Et parmi eux de moins bons. Et nous les avons éprouvés par des hauts et des bas afin qu’ils se reprennent.

7.169

Puis après eux, leur succédèrent des successeurs qui héritèrent du Livre. Ils se contentent de la part la plus mesquine en disant : « Nous serons pardonnés. » Et si une part tout aussi mesquine se présente à eux, ils la saisissent. L’engagement du Livre ne les oblige-t-il pas à ne dire au sujet de Dieu que la vérité ? Pourtant, ils ont étudié ce qu’il contient. La dernière demeure est préférable pour ceux qui sont pieux. Ne raisonnez-vous donc pas ?

7.170

Quant à ceux qui tiennent fermement au Livre et qui accomplissent la Dévotion, nous ne gâchons pas la récompense des redresseurs.

7.171

De même lorsque nous avons brandi la montagne au-dessus d’eux comme une ombre, ils pensèrent qu’elle allait leur tomber dessus : « Prenez fermement ce que nous vous avons donné et rappelez-vous ce qu’il contient afin d’être pieux. »

7.172

Et lorsque ton Seigneur tira des dos des fils d’Adam leur descendance et qu’il les fit témoigner contre eux-mêmes : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? » Ils dirent : « Bien sûr. » Nous témoignons afin que vous ne disiez pas le Jour de la Résurrection : « Nous étions complètement distraits à ce sujet. »

7.173

Ou que vous ne disiez : « Nos pères ont associé avant nous et nous fûmes leurs descendants après eux. Nous détruiras-tu pour ce qu’ont fait les imposteurs ? »

7.174

C’est ainsi que nous détaillons les signes. Peut-être qu’ils se reprendront !

7.175

Récite-leur également l’histoire de celui à qui nous avons donné nos signes et qui s’en est défait. Satan le poursuivit alors et il fut du nombre des dévoyés.

7.176

Si nous l’avions voulu, nous l’aurions élevé par ce moyen ; mais il s’est accroché à la terre et a suivi ses penchants. Son exemple est comme celui du chien : si tu le poursuis, il halète et si tu le laisses, il halète. Tel est l’exemple de ceux qui traitent nos signes de mensonge. Donc, conte-leur le récit, peut-être réfléchiront-ils !

7.177

Quel piètre exemple que celui du peuple de ceux qui désavouaient nos signes et qui étaient très injustes envers eux-mêmes !

7.178

Celui que Dieu guide : c’est lui le bien guidé ; et, ceux qu’il égare, les voilà les perdants !

7.179

Nous avons disposé pour la Géhenne quantité de Génies et d’Hommes. Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent pas, des yeux avec lesquels ils ne voient pas, et des oreilles avec lesquelles ils n’entendent pas. Ceux-là sont comme les animaux de troupeaux ou plus égarés encore. Ce sont ceux-là les inconscients.

7.180

À Dieu appartiennent les plus beaux noms. Invoquez-le par ceux-là. Et laissez ceux qui profanent ses noms. Ils seront payés pour leurs actes.

7.181

Et parmi ceux que nous avons créés, il est une communauté qui guide avec droiture, et qui par là, juge avec justice.

7.182

Quant à ceux qui ont désavoué nos signes, nous les entraînerons progressivement vers l’abîme par des voies qu’ils ignorent.

7.183

« Je sursois car ma ruse est sans faille. »

7.184

Ne réfléchissent-ils donc pas ? Votre compagnon n’est point possédé. Il n’est qu’un simple avertisseur.

7.185

Ne contemplent-ils pas le royaume des cieux et de la terre et ce que Dieu a créé de toute part ? Leur terme est peut-être déjà proche ! À quelle parole après celle-ci se fieront-ils ?

7.186

Celui que Dieu égare n’a point de guide. Nous les laisserons s’aveugler dans leurs transgressions.

7.187

Ils t’interrogent au sujet de l’Heure : « Quand sonnera-t-elle ? » Dis : « Seul mon Seigneur le sait. Lui seul la révélera en son temps. » Lourde elle sera dans les cieux et sur la terre. Elle ne vous frappera que soudainement. » Ils t’interrogent comme si tu en étais averti. Dis : « Seul Dieu le sait. Mais, la plupart des gens ne le savent pas. »

7.188

Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni perte ni profit, en dehors de ce que Dieu veut. Si j’avais pu connaître l’invisible, j’aurais accumulé des biens et aucun mal ne m’aurait atteint. Je ne suis qu’un simple avertisseur, et un annonciateur pour un peuple qui a la foi. »

7.189

C’est lui qui vous a créés d’une âme unique, et qui en a tiré son épouse pour qu’il s’y abrite. Une fois qu’il l’a couverte, elle porte une charge légère, avec laquelle elle se déplace. Puis, une fois lourde, ils invoquent tous deux Dieu leur Seigneur : « Si tu nous donnes un bienfait, nous serons pour sûr parmi ceux qui rendent grâce ! »

7.190

Puis, une fois qu’il leur donne à tous deux un bienfait, ils lui associent une part dans ce qu’il leur a donné. Mais Dieu s’élève très haut au-dessus de ce qu’ils lui associent.

7.191

Lui associent-ils ce qui ne crée rien tandis qu’ils ont été créés ?

7.192

Ils ne leur sont d’aucun secours car ils ne sont même pas capables de se secourir eux-mêmes.

7.193

Si vous les appelez à la voie juste, ils ne vous suivront pas. Que vous les appeliez ou que vous gardiez le silence, cela ne changera rien pour vous.

7.194

Ceux que vous invoquez à la place de Dieu sont des serviteurs, pareils à vous. Aussi, invoquez-les donc et qu’ils vous répondent si vous êtes sincères.

7.195

Ont-ils des jambes avec lesquelles marcher ? Ou des mains avec lesquelles saisir ? Ou des yeux avec lesquelles voir ? Ou des oreilles avec lesquelles entendre ? Dis : « Appelez donc vos associés puis piégez-moi et ne me laissez aucun répit.

7.196

Assurément, mon protecteur est Dieu : celui qui a révélé le Livre. C’est lui qui se charge de la protection des gens de bien.

7.197

Quant à ceux que vous invoquez à sa place, ils ne vous sont d’aucun secours et ne peuvent même pas se secourir eux-mêmes. »

7.198

Or, si vous les appelez à la voie juste, ils n’entendent pas. Tu les vois qui te regardent alors qu’ils ne discernent rien.

7.199

Fais preuve d’indulgence, commande selon l’usage et détourne-toi des ignorants.

7.200

Et si Satan t’incite dans une de ses suggestions, cherche refuge auprès de Dieu, car il est à l’écoute et très savant.

7.201

Ceux qui s’avèrent pieux, quand une illusion de Satan les assaille, ils se rappellent ; et les voilà pleinement lucides.

7.202

Tandis que leurs frères les entraînent dans la divagation sans aucune retenue.

7.203

En outre, lorsque tu viens à eux sans signe, ils disent : « Pourquoi n’en as-tu pas choisi un ? » Dis : « Je ne fais que suivre ce que mon Seigneur m’inspire. Ceci contient une lumière éclatante de la part de votre Seigneur, une voie et une grâce pour un peuple qui a la foi. »

7.204

Et lorsque la Récitation est lue, écoutez-la et concentrez-vous. Peut-être serez-vous touchés par la grâce !

7.205

Évoque ton Seigneur en toi-même, implorant et craintif au début et à la fin du jour, en baissant la voix. Et ne sois pas du nombre des distraits.

7.206

Ceux qui se trouvent auprès de ton Seigneur ne s’estiment pas trop grands pour l’adorer. Ils chantent des hymnes à sa gloire et devant lui se prosternent.
8. Al-Anfal (Les Prises de guerre ou Captures)

8.1

Ils t’interrogent au sujet des captures. Dis : « Les captures appartiennent à Dieu et au Messager. Craignez donc Dieu et restaurez la concorde entre vous. Et obéissez à Dieu et à son Messager si vous êtes gens de foi. »

8.2

Les gens de foi sont uniquement ceux dont les cœurs frémissent à l’évocation de Dieu, ceux dont la foi croît lorsque ses versets leur sont récités, et qui s’en remettent à leur Seigneur.

8.3

Ceux qui accomplissent la Dévotion et qui dépensent de ce que nous leur avons prodigué.

8.4

Voilà les véritables gens de foi. Ils auront préséance auprès de leur Seigneur, pardon et noble subsistance.

8.5

De même que ton Seigneur t’a fait quitter ta demeure à juste titre, bien qu’un groupe de gens de foi y répugnent.

8.6

Ils te contestent au sujet de la vérité après qu’elle leur est apparue, comme s’ils étaient poussés vers la mort et qu’ils la voyaient.

8.7

Et lorsque Dieu vous a promis que l’une des deux troupes serait à vous. Vous souhaitiez mettre la main sur celle sans pieux. Or, Dieu veut que la vérité advienne par ses paroles et couper les négateurs à la racine.

8.8

Afin qu’il fasse triompher la vérité et qu’il démasque l’illusion, même si les criminels y répugnent.

8.9

Lorsque vous appeliez votre Seigneur au secours et qu’il vous a répondu : « Je vous envoie en renfort mille anges en rangs serrés. »

8.10

Dieu n’a fait cela qu’en tant que bonne nouvelle et pour que vos cœurs se rassurent. La victoire ne vient que de Dieu. Dieu est puissant et sage.

8.11

Lorsqu’il vous enveloppa d’un sommeil apaisant de sa part, et qu’il fit descendre sur vous de l’eau du ciel avec laquelle il vous a purifiés, pour éloigner de vous la souillure de Satan, renforcer vos cœurs et raffermir vos pas.

8.12

Lorsque ton Seigneur inspira aux anges : « Je suis à vos côtés. Raffermissez donc ceux qui se sont confiés. Je vais jeter l’effroi dans le cœur de ceux qui ont renié. Aussi, frappez des cous et frappez chacun de leurs doigts. »

8.13

Ceci en raison du fait qu’ils ont fait sécession avec Dieu et son Messager. Or, quiconque rompt avec Dieu et son Messager, Dieu est sévère en punition.

8.14

« Voici ! Goûtez-le donc ! Et aux négateurs le châtiment du Feu ! »

8.15

Ô vous qui vous êtes confiés ! Lorsque vous croisez ceux qui ont renié en ordre de bataille, ne leur tournez pas le dos.

8.16

Et quiconque bat en retraite ce jour-là, sauf lors d’une manœuvre de combat ou pour rejoindre une troupe, se sera attiré la colère de Dieu et la Géhenne sera son séjour. Et quelle effroyable destination !

8.17

Vous ne les avez pas tués mais c’est Dieu qui les a tués. Et ce n’est pas toi qui lanças lorsque tu lanças, mais c’est Dieu qui lança. Ceci pour éprouver les gens de foi d’une épreuve favorable. Dieu est à l’écoute et très savant.

8.18

Ainsi Dieu déjoue la ruse des négateurs.

8.19

Si vous cherchiez un dénouement, voici que le dénouement vous est parvenu. En revanche, si vous cessez, cela est préférable pour vous. Mais si vous reprenez, nous reprendrons. Vos troupes mêmes nombreuses ne vous seront d’aucune utilité. Dieu se tient aux côtés des gens de foi.

8.20

Ô vous qui vous êtes confiés ! Obéissez à Dieu et à son Messager. Et ne vous détournez pas de lui alors que vous l’entendez.

8.21

Et ne soyez pas comme ceux qui ont dit : « Nous avons entendu, » alors qu’ils n’entendent pas.

8.22

Les pires des créatures aux yeux de Dieu sont celles qui sont sourdes et muettes : celles qui ne raisonnent pas.

8.23

Si Dieu avait reconnu en elles le moindre bien, il les aurait fait entendre. Toutefois, s’il les avait fait entendre, elles s’en seraient retournées en contestant.

8.24

Ô vous qui vous êtes confiés ! Répondez à Dieu et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous rend vivants. Sachez que Dieu se glisse entre l’Homme et son cœur, et qu’auprès de lui vous serez rassemblés.

8.25

Craignez une épreuve qui n’atteindra pas exclusivement ceux qui ont été injustes parmi vous. Sachez que Dieu est sévère en punition.

8.26

Souvenez-vous lorsque vous étiez peu, opprimés sur la terre, craignant que les gens ne vous enlèvent. Il vous a alors accueillis, renforcés de son secours et prodigué de bonnes choses. Puissiez-vous être reconnaissants !

8.27

Ô vous qui vous êtes confiés ! Ne trahissez pas Dieu et son Messager. Pourtant, vous trahissez sciemment ce qui vous a été confié.

8.28

Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu’épreuve ; et que Dieu vous réserve une immense rétribution.

8.29

Ô vous qui vous êtes confiés ! Si vous craignez Dieu, il vous accordera le discernement, effacera vos mauvaises actions et vous pardonnera. Dieu est d’une faveur infinie.

8.30

Et lorsque ceux qui ont renié complotaient contre toi pour te paralyser, te tuer ou te bannir. Ils complotent. Mais Dieu échafaude également des plans. Et Dieu est le meilleur des stratèges.

8.31

De plus, lorsque nos versets leur sont récités, ils disent : « C’est du déjà entendu. Si nous le voulions, nous pourrions en dire de même. Ce ne sont que contes anciens. »

8.32

Et lorsqu’ils dirent : « Ô Dieu ! Si cela est la vérité de ta part, fais pleuvoir sur nous des pierres du ciel ou frappe-nous d’un châtiment douloureux. »

8.33

Il ne sied pas à Dieu de les châtier tant que tu es parmi eux. Et Dieu ne les châtiera point tant qu’ils implorent son pardon.

8.34

Mais qu’ont-ils pour que Dieu ne les châtie pas eux qui empêchent l’accès à la mosquée sacrée, alors qu’ils n’en sont pas les protecteurs ? Ces véritables protecteurs sont uniquement les gens pieux. Cependant la plupart d’entre eux n’en savent rien.

8.35

Leurs dévotions auprès du Temple n’étaient que sifflements et bruit de main. Goûtez donc le châtiment pour ce que vous reniiez.

8.36

Ceux qui ont renié dépensent leurs biens pour obstruer le sentier de Dieu. Ils les dépenseront donc, puis ils seront pour eux un sujet de regret, ensuite ils seront vaincus. Ceux qui ont renié, auprès de la Géhenne seront rassemblés.

8.37

Afin que Dieu sépare le mauvais du bon et qu’il entasse le mauvais en pile, puis qu’il en fasse un tas compact qu’il précipitera dans la Géhenne. Les voilà les perdants !

8.38

Dis à ceux qui ont renié que s’ils cessent, le passé leur sera pardonné. Mais que s’ils récidivent, le sort de leurs devanciers les a précédés.

8.39

Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que la Religion soit tout entière pour Dieu. S’ils cessent, Dieu voit clairement leurs actes.

8.40

Cependant, s’ils s’en retournent, sachez alors que Dieu est votre Maître. Il est le meilleur des Maîtres et il est le meilleur des alliés.