Chapitre 11
Sourate At-Tawba (La Repentance) (verset 93) à Sourate Hud (verset 5)
9. At-Tawba (La Repentance)
9.93
La charge ne pèse que sur ceux qui te demandent la permission alors qu’ils sont riches. Il leur plaît de rester avec les fuyards. Dieu a scellé leurs cœurs, c’est pourquoi ils ne savent guère.
9.94
Ils vous présentent leurs excuses quand vous revenez vers eux. Dis : « Ne cherchez pas d’excuses, nous ne vous ferons plus jamais confiance. Dieu nous a déjà informé de vos manigances. » Dieu observera vos actes, ainsi que son Messager. Puis vous serez renvoyés au connaisseur du visible et de l’Invisible. Il vous exposera alors ce que vous faisiez.
9.95
Ils jureront par Dieu devant vous lorsque vous retournerez vers eux afin que vous ne vous détourniez pas d’eux. Détournez-vous d’eux. Ils sont une abjection. La Géhenne sera leur refuge en récompense de ce qu’ils amassaient.
9.96
Ils jurent par Dieu devant vous, pour que vous soyez contents d’eux. Si vous vous montriez satisfaits d’eux, Dieu n’agrée pas un peuple de pervers.
9.97
Les bédouins sont plus durs en déni et en hypocrisie, et plus enclins à ne pas connaître les Lois que Dieu a révélées à son Messager. Dieu est très savant et sage.
9.98
Parmi les bédouins, certains prennent leurs dépenses pour une charge tandis qu’ils guettent votre chute. Que le malheur les assiège ! Dieu est à l’écoute et très savant.
9.99
De même, parmi les bédouins il en est aussi qui ont foi en Dieu et au Jour dernier, et qui voient leurs dépenses comme autant de pas vers Dieu et vers les dévotions du Messager. Ne sont-elles pas pour eux des avances ? Dieu les couvrira de sa miséricorde, car Dieu est Plein de pardon et Très Miséricordieux.
9.100
Quant aux premiers pionniers d’entre les émigrés et les auxiliaires ainsi que ceux qui les ont suivis de belles manières, Dieu est satisfait d’eux, et ils sont satisfaits de lui. Il a préparé pour eux des jardins où coulent des rivières où ils demeureront à jamais. C’est là le suprême triomphe !
9.101
Et parmi les bédouins qui vous entourent se trouvent des hypocrites. De même, parmi les gens de Médine certains sont revenus à leur hypocrisie. Tu ne les connais pas. Nous, nous les connaissons. Nous les punirons deux fois, puis ils seront renvoyés à un châtiment terrible.
9.102
D’autres encore ont reconnu leurs péchés. Ils ont mêlé de mauvaises actions à de bonnes actions. Puisse Dieu leur faire repentance ! Dieu est Plein de pardon et Très Miséricordieux.
9.103
Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifieras et les élèveras, et prie sur eux. Tes dévotions sont leur quiétude. Dieu est à l’écoute et très savant.
9.104
Ne savent-ils donc pas que Dieu, lui, accepte le repentir de ses serviteurs et qu’il accueille les aumônes, et que Dieu est Plein de mansuétude et Très Miséricordieux ?
9.105
Et dis : « Faites donc. » Dieu observera vos actes, ainsi que son Messager et les gens de foi. Vous serez ramenés au connaisseur du visible et de l’invisible et il vous exposera alors ce que vous faisiez.
9.106
Mais d’autres resteront suspendus au verdict de Dieu : soit qu’il les châtie, soit qu’il les absolve. Dieu est très savant et sage.
9.107
Ceux qui ont édifié une mosquée ruineuse et impie pour diviser les gens de foi, et qui s’en servent comme vigie au profit de ceux qui combattent Dieu et son Messager depuis le début. Ils jureront : « Nous n’avons voulu que le meilleur. » Dieu atteste que ce sont des menteurs.
9.108
Ne t’y recueille jamais. Une mosquée fondée sur la piété depuis le premier jour mérite davantage que tu t’y recueilles. Elle accueille des hommes qui aiment se purifier. Et Dieu aime ceux qui se purifient.
9.109
Lequel est le plus préférable : celui qui fonde son assise sur la piété de Dieu et son agrément, ou celui qui fonde son assise au bord d’un précipice qui s’effrite et l’entraîne avec lui dans le feu de la Géhenne ? Dieu ne guide point un peuple d’injustes.
9.110
Le bâtiment qu’ils ont élevé restera un doute qui les rongera, à moins que leurs cœurs ne se fendent. Dieu est très savant et sage.
9.111
Dieu a acquis des gens de foi leurs biens et leurs personnes en échange du paradis : ils combattent sur le sentier de Dieu, en tuant et en se faisant tuer. C’est une promesse ferme de sa part, une vérité inscrite dans la Torah, l’Évangile et le Coran. Et qui mieux que Dieu tient ses promesses ? Aussi, réjouissez-vous de cet échange que vous avez conclu avec lui. Tel est le triomphe suprême !
9.112
Les repentants, les adorateurs, les célébrants, les pèlerins, les révérencieux, les prosternants, les promoteurs de la bienséance, les contempteurs de l’indécence et les gardiens de la Loi divine : annonce la bonne nouvelle aux gens de foi !
9.113
Il n’appartient pas au Prophète ni aux gens de foi d’implorer pardon pour les associateurs, fussent-ils des proches, une fois qu’il est clair pour eux qu’ils sont destinés à la Fournaise.
9.114
Quant à la prière d’Abraham en faveur de son père, elle ne fut faite que pour honorer sa promesse envers lui. Mais dès qu’il comprit qu’il était un ennemi de Dieu, il le désavoua. Abraham est compatissant et longanime.
9.115
De plus, il ne sied pas à Dieu d’égarer un peuple après l’avoir guidé sur le chemin, tant qu’il ne leur a pas exposé clairement ce qu’ils doivent craindre. Dieu a connaissance de toute chose.
9.116
À Dieu appartient le royaume des cieux et de la terre. Il donne vie et fait mourir. Qu’avez-vous en dehors de Dieu comme protecteur ou défenseur ?
9.117
Dieu a accueilli le repentir du Prophète, des Émigrés et des Auxiliaires à un moment difficile, quand le cœur d’une partie d’entre eux étaient sur le point de défaillir. Puis, il les a absous, car il est envers eux très clément et Très Miséricordieux.
9.118
Et des trois qui étaient restés en arrière, si bien que la terre s’est rétrécie pour eux malgré son immensité, et que leur souffle fut court. Ils songèrent alors qu’aucun refuge n’existait contre Dieu, si ce n’est auprès de lui. Puis, il les a absous pour qu’ils puissent se repentir. Dieu est le Plein de mansuétude, le Très Miséricordieux.
9.119
Ô vous qui vous êtes confiés ! Craignez Dieu et soyez aux côtés des véridiques.
9.120
Il n’appartient pas aux habitants de Médine ni aux nomades qui les environnent de se dérober au Messager de Dieu et de lui préférer leurs propres personnes. Ce, car ils n’éprouveront ni soif, ni fatigue, ni crampes d’estomac sur le sentier de Dieu. Ils ne fouleront aucune terre qui rende furieux les négateurs acharnés et ils n’obtiendront aucun avantage sur un ennemi, sans que cela ne soit compté pour eux comme une bonne action. Dieu ne gâche point la rétribution des gens estimables.
9.121
De même, ils ne feront aucune dépense minime ou importante et ne traverseront aucune vallée, sans que cela soit inscrit à leur actif afin que Dieu les récompense du meilleur de leurs actes.
9.122
Il n’est pas exigé des gens de foi qu’ils partent au combat dans leur totalité. Pourquoi de chaque clan une petite délégation d’entre eux ne se mobiliserait-elle pas pour s’instruire en religion ? Puis, une fois revenus chez eux, ils avertiront leur peuple afin qu’ils soient mis en garde.
9.123
Ô vous qui vous êtes confiés ! Combattez parmi les négateurs acharnés ceux qui vous environnent. Qu’ils trouvent en vous de la dureté. Et sachez que Dieu est au côté des pieux.
9.124
Quand, à l’occasion, une sourate est révélée, il se trouve parmi eux des gens pour dire : « Pour lequel d’entre vous celle-ci a fait croître sa foi ? » Quant à ceux qui se sont confiés, elle fait croître leur foi, et ils se réjouissent.
9.125
Mais quant à ceux qui ont une maladie au cœur, elle ne fait qu’ajouter abjection à leur abjection, et ils meurent en négateurs.
9.126
Ne voient-ils pas qu’ils sont mis à l’épreuve chaque année une ou deux fois ? Malgré cela, ils ne se repentent ni ne se souviennent.
9.127
Et quand, à l’occasion, une sourate est révélée, ils se regardent les uns les autres : « Quelqu’un vous voit-il ? » Puis ils s’esquivent. Que Dieu éparpille leurs cœurs ! C’est un peuple de gens qui ne comprennent rien.
9.128
Il vous est bel et bien venu un messager issu de vos rangs, qui a à cœur votre sort, plein de sollicitude pour vous et très clément et Très Miséricordieux envers les gens de foi.
9.129
Toutefois, s’ils s’en retournent, alors dis : « Dieu est mon seul compte. Nul autre dieu que lui. À lui je m’en remets. Il est le Souverain du trône sublime. »
10. Yunus (Jonas)
10.1
Alif, Lam, Ra (A, L, R). Voici les versets du Livre de sagesse.
10.2
Les gens ont-ils été étonnés que nous ayons inspiré à l’un d’entre eux d’avertir les Hommes et d’annoncer la bonne nouvelle à ceux qui ont la foi, qu’ils ont une démarche authentique auprès de leur Seigneur ? Les négateurs diront : « Ceci n’est que pure sorcellerie. »
10.3
C’est Dieu votre Seigneur qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis qui s’est dressé sur le trône. Il gouverne toute chose. Il n’y a d’intercession qu’après sa permission. Tel est Dieu votre Seigneur. Adorez-le donc. Ne vous en souvenez-vous pas ?
10.4
À lui vous retournerez tous. Dieu tient toujours ses promesses. Il débute la création puis la reprend, afin de récompenser ceux qui se sont confiés et ont accompli de bonnes œuvres en toute justice. Quant à ceux qui ont renié, ils auront une boisson bouillante et un châtiment douloureux pour ce qu’ils rejetaient.
10.5
C’est lui qui a fait du soleil une lumière et de la lune un éclat, et qui lui a assigné ses phases afin que vous connaissiez le nombre des années et le décompte du temps. Dieu n’a créé tout cela qu’en toute vérité. Nous détaillons les signes pour un peuple de gens qui savent.
10.6
Dans l’alternance des jours et de la nuit et dans ce que Dieu a créé dans les cieux et sur la terre, il y a des signes pour un peuple de gens pieux.
10.7
Ceux qui ne désirent pas notre rencontre, se satisfont de la vie d’ici-bas et s’y sentent rassurés, et ceux qui passent à côté de nos signes.
10.8
Ceux-là, l’Enfer sera leur refuge pour ce qu’ils amassaient.
10.9
Quant à ceux qui se sont confiés et ont accompli de bonnes œuvres, leur Seigneur les guide par leur foi. Des rivières couleront sous leurs pieds aux jardins des délices.
10.10
Là, leur prière : « Gloire à toi, ô Dieu ! » Et là, leurs salutations : « Paix. » Et le sceau de leur prière : « Loué soit Dieu le Maître de l’Univers ! »
10.11
Si Dieu hâtait le malheur des hommes avec autant de hâte qu’ils cherchent le bonheur, il s’en serait fait d’eux. Nous laissons donc ceux qui ne désirent pas notre rencontre s’aveugler dans leur transgression.
10.12
Quand un malheur frappe l’être humain, il nous prie couché sur ses flancs, assis ou debout. Mais, aussitôt que nous le délivrons de son malheur, il s’en va comme s’il ne nous avait jamais imploré à son sujet. C’est ainsi que les agissements des outrageux leur ont été embellis.
10.13
Déjà avant vous, nous avons fait périr les générations lorsqu’elles étaient injustes. Les messagers leur ont pourtant apporté des preuves irréfutables. Mais elles n’étaient pas enclines à la confiance. C’est ainsi que nous récompensons un peuple de criminels.
10.14
Ensuite, nous vous avons établis en successeurs sur la terre après eux, afin de voir comment vous agissez.
10.15
Or, lorsque nos versets éclairants leur sont récités, ceux qui ne souhaitent pas notre rencontre disent : « Apporte une autre Récitation que celle-ci ou change-la. » Dis : « Il ne m’appartient pas de la modifier selon mon humeur. Je ne fais que suivre ce qui m’est inspiré. Je crains, si je désobéissais à mon Seigneur, le châtiment d’un jour terrible. »
10.16
Dis : « Si Dieu l’avait voulu, je ne vous l’aurais pas récité, et je ne vous l’aurais pas fait connaître. Avant lui, j’ai pourtant passé ma vie auprès de vous. Ne raisonnez-vous donc pas ? »
10.17
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge au sujet de Dieu ou qui désavoue ses signes ? Les criminels ne sauraient prospérer.
10.18
Et ils adorent à la place de Dieu ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter, et disent : « Ceux-là sont nos intercesseurs auprès de Dieu. » Dis : « Croyez-vous pouvoir apprendre à Dieu ce qu’il ignore dans les cieux et sur la terre ? Glorifié soit-il, très élevé au-dessus de ce qu’ils lui associent ! »
10.19
L’Humanité ne formait à l’origine qu’une seule communauté. Mais, ils se sont divisés. Et si ce n’était une parole préalable de ton Seigneur, ce sur quoi ils divergent aurait été tranché.
10.20
En outre, ils disent : « Pourquoi un signe ne lui est-il pas révélé ? » Dis : « L’inconnaissable ne relève que de Dieu. Attendez donc, et je serai avec vous parmi ceux qui attendent. »
10.21
Et lorsque nous faisons goûter aux gens une miséricorde après qu’un malheur les a atteints, voilà qu’ils se mettent à monter des machinations contre nos signes. Dis : « Dieu est bien plus prompt à échafauder des plans. » Nos envoyés inscrivent tout ce que vous manigancez.
10.22
C’est lui qui vous fait avancer sur terre comme sur mer, jusqu’à ce que vous vous retrouviez sur un bateau portés par un vent doux et que vous vous en réjouissiez. Un vent impétueux les atteint alors et les vagues les assaillent de toute part. Se croyant perdus, voilà qu’ils prient Dieu lui vouant entièrement leur religion : « Si tu nous sauves de là, nous serons du nombre des reconnaissants. »
10.23
Mais aussitôt qu’il les sauve, les voilà qui sévissent sans droit sur terre. « Ô les gens ! Vous ne sévissez que contre vous-mêmes : jouissance de ce bas monde. Puis, à nous vous serez ramenés, et nous vous exposerons ce que vous faisiez. »
10.24
La vie d’ici-bas est semblable à de l’eau tombée du ciel qui se mélange aux plantes de la terre dont se nourrissent les Hommes et les troupeaux. Tant et si bien que lorsque la terre se pare et s’embellit, et que ses habitants se croient ses maîtres, elle reçoit notre décret de jour comme de nuit. Nous en faisons alors un champ de labour comme si elle n’avait jamais été moissonnée. C’est ainsi que nous détaillons les signes pour un peuple de gens qui réfléchissent.
10.25
Dieu invite à la maison du salut, et guide qui il veut vers le droit chemin.
10.26
À ceux qui auront excellé, la félicité et davantage. Leurs visages ne seront marqués ni par les rides ni par la honte. Voilà les gens du paradis où ils resteront pour l’éternité.
10.27
Quant à ceux qui auront accumulé les mauvaises actions, la récompense en sera égale et la honte les marquera. Ils n’auront de la part de Dieu aucun protecteur. Comme si leurs visages étaient couverts par des lambeaux de nuit, noirs comme l’encre. Voilà les gens de l’Enfer où ils resteront pour l’éternité.
10.28
Le jour où nous les rassemblerons tous, nous dirons à ceux qui ont associé : « À votre place, vous et vos associés. » Nous les séparerons alors les uns des autres. Leurs associés diront : « Ce n’était pas nous que vous adoriez.
10.29
Et Dieu suffit comme témoin entre vous et nous. Nous n’avions pas conscience de votre adoration. »
10.30
Là, chacun éprouvera les conséquences de ses actes. Ils seront rendus à Dieu leur véritable Maître. Et ce qu’ils inventaient s’évanouira.
10.31
Dis : « Qui tire votre subsistance du ciel et de la terre ? Qui possède l’ouïe et les regards ? Qui extrait le vivant de l’inerte et qui extrait l’inerte du vivant ? Qui gouverne toute chose ? » Ils diront : « C’est Dieu. » Dis alors : « N’avez-vous donc aucune piété ? »
10.32
Tel est donc Dieu, votre véritable Seigneur. Qu’y a-t-il donc après la Vérité, sinon la perdition ? Aussi, comment pouvez-vous vous laisser duper ?
10.33
Ainsi s’est réalisée la parole de ton Seigneur à l’égard de ceux qui se sont dévoyés : ils n’auront pas la foi.
10.34
Dis : « Y a-t-il parmi vos associés un seul qui débute la création puis la reprend ? » Dis : « Dieu débute la création puis la reprend. Comment pouvez-vous donc vous fourvoyer ? »
10.35
Dis : « Y a-t-il parmi vos associés un seul qui guide vers la vérité ? » Dis : « Dieu guide à la vérité. Celui qui guide vers la vérité ne mérite-t-il pas d’être suivi, plutôt que celui qui ne se guide qu’autant qu’il est guidé ? Qu’avez-vous donc ? Comment jugez-vous ? »
10.36
La plupart d’entre eux ne suivent que conjecture. Or, la conjecture n’est d’aucun secours contre la vérité. Dieu sait parfaitement ce qu’ils font.
10.37
Cette Récitation n’aurait pas pu être inventée par des êtres inférieurs à Dieu. Venant du Maître des mondes, il s’agit d’une confirmation de ce qui se trouve entre ses mains, et d’un exposé détaillé du Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute.
10.38
Ou disent-ils : « Il l’a inventé. » Dis : « Apportez donc une sourate identique et invoquez qui vous voudrez en dehors de Dieu si vous êtes véridiques. »
10.39
Mais, ils ont démenti ce que leur science ne conçoit pas, et bien avant que son interprétation ne leur soit parvenue. C’est ainsi qu’ont démenti ceux qui les ont précédés. Regarde donc ce qu’il est advenu des injustes.
10.40
Certains d’entre eux y donnent foi tandis que d’autres n’y donnent pas foi. Et Dieu connaît bien les corrupteurs.
10.41
S’ils te désavouent, dis : « À moi mes œuvres et à vous vos œuvres. Vous n’êtes pas responsables de ce que je fais, et je ne suis pas responsable de ce que vous faites. »
10.42
Certains d’entre eux t’écoutent. Est-ce toi qui fais entendre les sourds quand bien même ils ne sauraient raisonner ?
10.43
Certains d’entre eux te regardent. Est-ce toi qui guides les aveugles quand bien même ils refuseraient de voir ?
10.44
En vérité, Dieu n’est injuste en rien envers les gens. Mais les gens sont injustes envers eux-mêmes.
10.45
Le jour où nous les rassemblerons, comme s’ils n’avaient passé qu’une heure du jour à faire connaissance entre eux, pour sûr, ceux qui ont nié la rencontre de Dieu subiront un échec, car ils n’étaient pas bien guidés.
10.46
Que nous te fassions voir une partie de ce que nous leur réservons, ou que nous te rappelions à nous, vers nous est leur retour. Puis, Dieu sera le témoin de leurs agissements.
10.47
Et à chaque nation un messager. Dès lors, quand vient leur messager, il est jugé entre eux en toute justice et nul n’est lésé.
10.48
Ils disent : « Quand donc se réalisera cette promesse si vous êtes véridiques ? »
10.49
Dis : « Je ne détiens rien en propre qui puisse ni me nuire ni me profiter, excepté ce que Dieu veut. À chaque communauté son terme. » Qui plus est, lorsque le terme survient, ils ne peuvent ni le retarder d’une heure ni même l’avancer.
10.50
Dis : « Voyez ! Si son châtiment vous atteignait de jour ou de nuit, les criminels voudraient-ils vraiment le hâter ? »
10.51
Y ajouterez-vous foi seulement lorsqu’il surviendra ? Maintenant, seulement ? Alors que vous en réclamiez la venue ?
10.52
Puis, il sera dit à ceux qui ont été injustes : « Goûtez le châtiment éternel. Avez-vous récolté autre chose que ce que vous avez semé ? »
10.53
Ils te demandent : « Est-ce bien vrai ? » Dis : « Hé, par mon Seigneur. C’est bien la vérité. Et vous n’en réchapperez pas. »
10.54
Or, si chaque âme injuste possédait tout sur terre, elle voudrait l’offrir pour se racheter. Toutefois, ils dissimuleront leurs regrets lorsqu’ils verront le châtiment. Ce faisant, il sera tranché entre eux en toute justice et ils ne seront pas lésés.
10.55
N’est-ce pas à Dieu qu’appartient ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre ? La promesse de Dieu ne s’accomplira-t-elle pas ? Cependant, la plupart d’entre eux ne savent pas.
10.56
C’est lui qui donne vie et fait mourir, et c’est vers lui que vous serez ramenés.
10.57
« Ô gens ! Voilà que vous est venue une exhortation de la part de votre Seigneur, un remède à ce que contient les poitrines, une direction et une miséricorde pour les gens de foi. »
10.58
De la faveur de Dieu et de sa miséricorde : c’est de cela dont ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent.
10.59
Dis : « Voyez-vous ce que Dieu a fait descendre pour vous comme subsistance ? Vous en avez fait du licite et de l’illicite. » Dis : « Dieu vous l’a-t-il permis ou n’est-ce que pure invention contre lui ? »
10.60
Que penseront ceux qui forgent des mensonges au sujet de Dieu au Jour de la Résurrection ? Dieu est plein de faveurs envers les Hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
10.61
Tu ne vaques à aucune occupation, vous ne récitez pas une seule lettre de la Récitation et vous ne posez aucun acte, sans que nous soyons vos témoins lorsque vous les concevez. Sur la terre et dans le ciel, pas même le poids d’un atome n’échappe à ton Seigneur ; et il n’y a rien de plus petit ou de plus grand qui ne soit inscrit dans un livre ouvert.
10.62
Les amis de Dieu ne vivent-ils pas sans peur et sans peine ?
10.63
Ceux qui se sont confiés et qui ont fait preuve de piété.
10.64
Pour eux la bonne nouvelle dans cette vie et dans l’autre. Nul changement dans la parole de Dieu. Telle est la victoire suprême !
10.65
Et que leurs propos ne t’attristent point. La gloire est tout entière à Dieu. Il est à l’écoute, le Très Savant.
10.66
N’est-ce pas à Dieu qu’appartiennent ceux qui se trouvent dans les cieux et ceux qui sont sur la terre ? Et que suivent donc comme associés ceux qui invoquent d’autres que Dieu ? Ils ne suivent que conjecture et ne font que se payer de mots.
10.67
C’est lui qui a établi pour vous la nuit pour que vous vous y reposiez, et le jour afin que vous y voyez. Il y a bien là des signes pour un peuple de gens qui entendent.
10.68
Ils ont dit : « Dieu s’est choisi un fils. » Glorifié soit-il ! Il se suffit à lui-même. Ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient. Avez-vous la moindre preuve à ce sujet ? Dites-vous au sujet de Dieu ce que vous ne savez pas ?
10.69
Dis : « Ceux qui forgent des mensonges au sujet de Dieu ne sauraient prospérer. »
10.70
Jouissance ici-bas, puis vers nous sera leur retour. Nous leur ferons alors goûter un châtiment sévère pour ce qu’ils reniaient.
10.71
Et conte-leur l’histoire de Noé lorsqu’il dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Si ma position et mon rappel des signes de Dieu sont trop lourds pour vous, à Dieu je m’en remets. Rassemblez-vous donc avec vos associés et n’ayez aucun scrupule. Puis, agissez contre moi et ne me laissez aucun répit.
10.72
Néanmoins, si vous vous en retournez, je ne vous ai rien demandé en échange. Mon salaire n’est qu’à Dieu. Il m’a été commandé d’être parmi les dévoués. »
10.73
Ils l’ont toutefois désavoué. Nous l’avons alors sauvé ainsi que ceux qui se trouvaient avec lui dans l’arche. Nous les avons établis comme successeurs et nous avons noyé ceux qui traitaient nos signes de mensonges. Regarde donc ce qu’il est advenu de ceux qui ont ignoré nos mises en garde.
10.74
Puis, après lui, nous avons dépêché à leurs peuples des messagers qui leur apportèrent des preuves irréfutables. Ils ne purent toutefois pas se confier en ce qu’ils avaient désavoué auparavant. C’est ainsi que nous scellons les cœurs des transgresseurs.
10.75
Après quoi, à leur suite nous envoyâmes avec nos signes Moïse et Aaron vers Pharaon et sa cour. Mais ils se montrèrent arrogants car ils étaient un peuple de criminels.
10.76
Aussi, dès que la vérité leur vint de notre part, ils dirent : « Ceci n’est que pure sorcellerie. »
10.77
Moïse dit : « Dites-vous de la vérité lorsqu’elle vous parvient, que ce n’est que sorcellerie alors que les sorciers ne sauraient prospérer ? »
10.78
Ils dirent : « Est-ce pour nous détourner de l’héritage de nos pères que tu es venu à nous, et pour qu’appartienne à vous deux la domination sur terre ? Nous, nous ne pouvons pas croire en vous deux. »
10.79
Pharaon dit : « Amenez-moi tous les maîtres sorciers. »
10.80
Dès que les sorciers furent venus, Moïse leur dit : « Jetez ce que vous avez l’intention de jeter. »
10.81
Dès qu’ils jetèrent leurs sorts, Moïse dit : « Ce que vous avez apporté est bien de la magie. Dieu va le démasquer, car Dieu ne corrige point l’œuvre des corrupteurs.
10.82
Et Dieu fait triompher la vérité par sa parole, quand bien même les criminels y répugneraient. »
10.83
Seul un groupe de jeunes gens de son peuple donna foi à Moïse par crainte des représailles de Pharaon et de sa cour, car Pharaon est puissant sur terre et il fait partie des outrageux.
10.84
Et Moïse dit : « Ô mon peuple ! Si vous vous êtes confiés en Dieu, remettez-vous à lui si vous lui êtes dévoués. »
10.85
Ils dirent alors : « À Dieu nous nous en remettons. Seigneur ! Ne fais pas de nous une épreuve pour un peuple d’injustes.
10.86
Et délivre-nous par ta miséricorde du peuple des négateurs. »
10.87
De même, nous inspirâmes à Moïse et à son frère de prendre des maisons pour leur peuple en Égypte, et d’en faire une direction (qiblah) et d’accomplir la Dévotion. Annonce la bonne nouvelle aux gens de foi.
10.88
Moïse dit : « Ô Seigneur ! Tu as accordé à Pharaon et à sa cour parade et richesses dans ce bas monde. Seigneur ! Pour qu’ils égarent loin de ton sentier. Seigneur ! Fais disparaître leurs richesses et endurcis leurs cœurs pour qu’ils n’aient point la foi tant qu’ils n’auront pas vu le châtiment douloureux. »
10.89
Il dit : « J’ai exaucé votre prière à tous deux. Restez donc droits sur le chemin et ne suivez pas le sentier des ignorants. »
10.90
En outre, nous avons fait traverser la mer aux fils d’Israël, tandis que Pharaon et son armée les suivaient avec acharnement et inimitié. Tant et si bien que lorsqu’il fut rattrapé par la noyade, il dit alors : « Je confie qu’il n’y a d’autre dieu que celui en qui les fils d’Israël ont foi, et je suis du nombre de ceux qui se soumettent. »
10.91
« Maintenant ? Après avoir désobéi et avoir été du nombre des corrupteurs ?
10.92
Aujourd’hui nous te conserverons par ton corps afin que tu sois un signe pour qui viendra derrière toi. » Cependant, nombre de gens restent inattentifs à nos signes.
10.93
Et nous avons établi les fils d’Israël dans un lieu sûr et nous leur avons prodigué de bonnes choses. Ils ne divergèrent qu’une fois que la connaissance leur fut parvenue. Ton Seigneur tranchera entre eux au Jour de la Résurrection sur ce en quoi ils divergeaient.
10.94
Si tu avais le moindre doute sur ce que nous t’avons révélé, interroge ceux qui lisent les Écritures avant toi. La vérité t’est venue de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre des hésitants.
10.95
Et ne sois surtout pas de ceux qui ont désavoué les signes de Dieu, car tu serais du nombre des perdants.
10.96
Ceux sur qui la sentence de ton Seigneur est tombée n’auront pas la foi.
10.97
Quand bien même tous les signes leur parviendraient, jusqu’à ce qu’ils voient le châtiment douloureux.
10.98
Que ne fut-il une cité qui se soit confiée et dont la foi lui fut bénéfique ? Si ce n’est le peuple de Jonas, que nous avons délivré du châtiment ignominieux dans cette vie et à qui nous avons accordé une jouissance pour un temps, lorsqu’ils ont eu la foi.
10.99
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient la foi, sans exception. Est-ce toi qui contraindras les gens à avoir la foi ?
10.100
Or, il n’appartient pas à une âme d’avoir la foi sans la permission de Dieu. Et il voue à l’abjection ceux qui ne raisonnent pas.
10.101
Dis : « Regardez ce que renferment les cieux et la terre. » Les signes et les avertissements ne sont d’aucune utilité pour un peuple de gens sans foi.
10.102
S’attendent-ils à autre chose qu’à des jours semblables à ceux qui ont passé avant eux ? Dis : « Attendez donc. Je serai avec vous parmi ceux qui attendent. »
10.103
Puis, nous sauverons nos messagers et ceux qui se sont confiés, de la même manière. C’est notre devoir de sauver les gens de foi.
10.104
Dis : « Ô vous les gens ! Si vous avez un doute sur ma religion, je n’adore pas ceux que vous adorez en dehors de Dieu. Mais j’adore le Dieu qui rappelle vos âmes. Par ailleurs, il m’a été commandé d’être du nombre des gens de foi. »
10.105
Et élève ta face vers la Religion en pure monothéiste. Et ne sois pas du nombre des associateurs.
10.106
Et n’invoque pas en dehors de Dieu ce qui ne te profite ni ne te nuit. Si tu le faisais, tu serais alors du nombre des injustes.
10.107
Si Dieu te touche d’un malheur, nul ne peut l’écarter, sauf lui. Et s’il te veut un bonheur, nul ne peut repousser ses faveurs. Il en gratifie qui il veut parmi ses serviteurs. Il est le Plein de pardon et le Très Savant.
10.108
Dis : « Ô vous les gens ! La vérité vous est venue de votre Seigneur. Celui qui se guide, ne le fait que pour lui-même. Quant à celui qui s’égare, il ne le fait que contre lui-même. Et je ne saurais être votre garant. »
10.109
Suis donc ce qui t’est inspiré et arme-toi de patience jusqu’à ce que Dieu juge. Et il est le meilleur des juges.
11. Hud
11.1
Alif, Lam, Ra (A, L, R). C’est un livre dont les versets ont été parachevés et découpés avec précision, par un sage parfaitement informé.
11.2
De n’adorer personne si ce n’est Dieu. Car je suis pour vous un avertisseur et un annonciateur de sa part.
11.3
Et d’implorer le pardon de votre Seigneur, puis de vous repentir auprès de lui. Il vous comblera d’une vie belle jusqu’à un terme fixé, et il donnera à chacun selon son mérite. Mais si vous vous en retournez, alors, je crains pour vous le châtiment d’un jour mémorable.
11.4
Vers Dieu est votre retour et il a pouvoir sur toute chose.
11.5
N’est-il pas vrai qu’ils se plient en deux pour se cacher de lui ? N’est-il pas vrai que pendant qu’ils se couvrent de leurs vêtements il sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils montrent ? Il sait parfaitement ce que renferment les poitrines.